GROS PROBLEME !

SEPTEMBRE 2018

Après 5 mois passés en France, nous nous apprêtons à retourner aux USA pour retrouver NOULICA.
Et à Roissy, surprise ! nous ne sommes pas autorisés à embarquer sur le vol Air France pour Washington ! Après une bonne heure d'attente, nous apprenons que nos visas ont été annulés par l'administration américaine ! (Pour pouvoir entrer aux USA en bateau privé, l'ESTA ne suffit pas, nous avons donc des visas B2). On ne nous donne aucune raison ni motif, mais notre entrée aux USA est refusée...
Nous rappelons Catherine, la soeur de Françoise, qui nous a amenés à Roissy, et elle nous ramène chez nous à Marboué, près de Châteaudun.
Nous contactons l'ambassade US à Paris, qui nous renvoie vers la CBP (douanes et police des frontières américaines).
La CBP nous renvoie vers une autre adinistration...
Nos amis américains se renseignent de leur côté, et il s'avère que le meilleur moyen de régler le problème est d'engager un avocat spécialisé, et d' envisager un procès contre l'administration américaine.
Nous ne voulons pas trop ruer dans les brancards tant que NOULICA est en otage là-bas. Il suffirait qu'ils annulent aussi son cruising permit pour qu'il soit saisi par les douanes et bloqué aux USA définitivement !

Et maintenant, que faire ?
NOULICA est à Deltaville, en Virginie, et nous ne pouvons pas aller le rejoindre. Nous devons donc le faire sortir des USA, mais pour l'amener où ?
Le Canada ? Il y fait trop froid, et nous n'avons pas l'intention de retraverser l'Atlantique nord pour le ramener en France.
Les Bahamas ou les Antilles ? Ces zones sont balayées par les cyclones chaque année, et il n'y a aucun endroit parfaitement protégé.
Les pays d' Amérique Centrale ? Instabilité politique, insécurité, corruption, trafics en tous genre... Ca ne nous attire pas.

Nous décidons de le faire transporter chez nous par cargo. C'est ce que nous avions l'intention de faire de toute façon, mais pas avant plusieurs années (Nous avons traversé l'Atlantique en 1999 des USA vers la France, et ça nous a suffit !).
Nous contactons les entreprises spécialisées, mais pour la Méditerranée, les départs des USA se font de Port Everglades, en Floride. Un départ de Baltimore nous arrangerait plus, mais l'arrivée se ferait en Angleterre ou en Hollande.
Nous choisissons la companie DYT, qui assure les transports avec un étonnant cargo semi-submersible qui facilite les chargements et déchargements.

Il nous faut donc faire convoyer NOULICA de Virginie en Floride (il y a plus de 1000 milles). Nous traitons avec la companie Captain My Captain et son directeur Jack Jones. Avec un collègue, il assureront la mise à l'eau à Deltaville, le convoyage jusqu'en Floride et le chargement sur le cargo.

Evidemment, tout ça nous explose le budget ! Mais bon, "plaie d'argent n'est pas  mortelle".

Tout se passe bien ! Jack semble compétent, tous les équipements de NOULICA fonctionnent correctement, et il assure ses 7 noeuds sans problème sur le waterway ainsi qu'en mer. Nous le suivons quotidiennement par l'AIS depuis chez nous.

Le 12 décembre 2018 NOULICA est chargé sur le cargo SUPER SERVANT 4, et en route pour l'Europe après une escale à Saint Thomas, aux Vierges Américaines (Encore un territoire US !).

Le 17 janvier 2019, nous sommes à Gênes en Italie, nos amis Cécile et Michel nous ont amenés en voiture depuis chez eux où nous avons laissé notre voiture. Le cargo vient d'arriver après des escales à Gibraltar, à Palma de Majorque, à Malte et à Carthagène.
Le 18 à l'aube, la spectaculaire manoeuvre de déchargement à lieu (le cargo s'enfonce de plusieurs mètres), et nous récupérons enfin notre yacht NOULICA. Gros soulagement !
Pas de répit pour les marins du cargo : ils embarquent 22 yachts, et repartent aussi sec vers la Floride pour le Miami Boat Show.


GENES

Nous restons quelques jours à Gênes, à la Marina Genova Aeroporto, à côté de l'aéroport comme on le devine. Mais le trafic aérien est faible, on n'est pas gêné par le bruit des avions.
Nettoyages, bricolages et préparation de NOULICA pour le retour vers Port Saint Louis. Il n'y a que 200 milles, mais en plein hiver la Méditerranée n'est pas toujours facile. Et on se les gèle ! En été, on pourrait le faire d'une traite en environ 30 heures, mais en cette saison, nous n'envisageons pas de passer une nuit en mer.


LOANO
22 janvier

Une petite traite de 30 milles, pour nous mettre en jambes, par beau temps bien frais et vent très irrégulier (2 à 6, d'ouest à nord).
Nous sommes déjà venus ici en 2013, la marina est bien protégée de tous les vents. C'était très cher à l' époque, mais ils ont revu leurs tarifs, et le prix est maintenant très raisonnable, d'autant que la troisième nuit est gratuite.
La ville est jolie, avec ses petites rues commerçantes. C'est une escale bien agréable.


SAN REMO
25 janvier

Nous arrivons à San Remo, après une autre petite traite, par vent irrégulier assez faible, et nous prenons un ponton à Portosole, juste pour une nuit.


MARINES DE COGOLIN
26 janvier

Beau temps, mais toujours très frais, et vent faible. Nous en profitons pour foncer jusqu'aux Marines de Cogolin, pour nous protéger d'un gros coup de Mistral qui s'annonce. NOULICA entre en France pour la première fois depuis quatre ans. Nous connaisons bien les Marines et nous nous sentons "chez nous". C'était notre port d'attache avec Millivore, notre bateau précédent. Un gros avantage de cette escale : un supermarché accessible facilement à pieds.


HYERES
29 janvier

Une journée d'accalmie entre deux coups de Mistral. Nous nous avançons jusqu'à Hyères, au moteur par vent faible.
Il ne fait toujours pas chaud.
La marina n'est pas très chouette, personne n'aide à l'amarrage, et les sanitaires sont très loin... Et le système électrique est très bizarre...


PORT NAPOLEON
31 janvier

Le temps est couvert et toujours bien frais. Mais aujourd'hui le vent est portant. Nous en profitons pour foncer directement vers Port Napoléon, notre port d'attache, à 70 milles. Le vent fraîchit jusqu'à force 5 vers le cap Croisette (non, ce n'est pas à Cannes, mais au sud de Marseille !), et la mer est agitée par houle de sud.
Mais au moins, la moyenne est bonne !

Les employés de la marina se souviennent de nous, nous sommes accueillis avec le sourire.

Nous retournons chez Cécile et Michel en voiture de location, et nous récupérons notre voiture, laissée chez eux il y a deux semaines.

Et le 4 février, NOULICA est mis à terre. Il est enfin en sécurité chez nous, nous pouvons relaxer !

Le bateau réclame de la maintenance, il a maintenat 8 ans et a beaucoup navigué. Mais il fait trop froid en cette saison pour bricoler agréablement. Nous reviendrons au printemps.





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