AUTOMNE 2015



AOUT ET SEPTEMBRE 2015

Après deux mois de séjour en France, nous sommes de retour à bord de Noulica à Deltaville en Virginie. Le temps est beau, mais très chaud et lourd jusqu'à mi-septembre. Heureusement, nous avons accès à la piscine et au salon climatisé de la marina !

Nous profitons de ce boatyard sympa et d'un prix raisonnable pour faire quelques travaux. Le plus important : nous repeignons toute la coque. Il commençait à y avoir de nombreuses éraflures et marques de chocs, et la couleur rouge commençait à pâlir. Nous faisons un essai sur le tableau arrière, avec une peinture polyuréthane mono composant passée au rouleau. Le résultat est bien, et nous décidons de peindre toute la coque. Un gros boulot, le plus long étant comme toujours la préparation :  enduit, ponçage, lavage, retrait de la bande blanche (c'était du  "duct tape", à proscrire car la colle reste sur la coque et est très difficile à retirer).
Mais le résultat est beau, Noulica est pimpant comme un camion de pompiers (cherchez le jeu de mots !).

Peinture


Peinture

A noter que les teintes RAL (norme de couleurs de peintures utilisée dans l'industrie) semblent inconnues ici. Impossible de trouver  la couleur RAL 3020 que nous avions choisie pour Noulica.  Même sur Internet, on ne trouve ça que sur les sites européens... Nous devons nous contenter d'un "bright red".

Nous refaisons aussi une grande partie des vernis intérieurs, qui devenaient "pégueux", comme on dit à Marseille, aux endroits très sollicités. Problème pour choisir l'état de surface : le "satin" est trop terne, le "semi-gloss" trop brillant. Nous finissons par mélanger les deux pour obtenir  une sorte de "quart de gloss"...

Vernis


Et puis, comme nous avons souffert de la chaleur au printemps, nous décidons d'installer un bimini qui nous donnera de l'ombre à l'arrière du cockpit.  Il sera fixé à l'arrière sur le portique, et nous réalisons un arceau tubulaire pour le tendre sur l'avant. Cet arceau est constituée d'un tube de PVC, venant de la quincaillerie locale, que nous enrobons de carbone, bandes d'unidirectionnel que nous enroulons en spirale dans les deux sens.

 Arche
Quelques bouts de tubes PVC...

Arceau de bimini
...deviennent un arceau de bimini en carbone.

Il reste des retouches de peinture blanche à faire sur le pont, ainsi qu'à peindre l'arceau de bimini en blanc lui aussi, mais une longue période de mauvais temps nous en empêche : pluie tous les jours, et vent fort. Pour le vent, pas de problème : le boatyard est entouré de forêts aux arbres bien plus hauts que les mâts des bateaux, ça réduit bien la vitesse du vent. Mais la pluie est bien là... Le niveau de la mer monte au point de submerger tous les pontons de la marina à marée haute.

Dinghy dock
Le dinghy dock est submergé...


Darses
...ainsi que les deux darses des travelifts !

pontons
Si, si, il y a bien des pontons...

Nous sommes même menacés quelque temps par le cyclone Joaquin, dont la trajectoire prévue vient droit sur nous. En quelques jours, les gars du boatyard mettent à terre plus de 40 bateaux. Finalement, Joaquin change d'idée et passe au large, avant de traverser l'Atlantique et d'aller mettre de l'ambiance sur la Galice.

Mais après la pluie, le beau temps, même s'il commence à faire un peu frais.

Françoise
Et nous gardons le sourire

Nous terminons les retouches de peinture sur le pont, et nous passons l'antifouling, ce qui vaut un gros mal de dos à Françoise.
Et puis Noulica retrouve son élément.

Enfin à l'eau
Enfin à l'eau !


Jupe


Haloween approche, et nous voyons apparaître des choses bizarres dans la marina.

Haloween


Haloween


Haloween


Haloween


Il reste quelques petits travaux à faire, comme réparer des fuites de l'annexe, et un peu de couture sur le génois avant de l'endrailler.

Couture
La couture se fait naturellement assis en tailleur

Et nous attendons qu'un front froid spectaculaire soit passé avant d'attaquer notre descente vers le sud.



NORFOLK
20 Octobre
Il commence à faire bien frais à Deltaville, il est temps pour nous de repartir. Nous renonçons à explorer le nord de la Chesapeake Bay comme prévu.
Notre première sortie n'est pas très confortable, le vent souffle du sud-ouest, force 4 à 5, et les faibles fonds de la baie donnent une mer courte. Heureusement, le vent mollit dans l'après-midi, et le parcours abat.
Nous croisons une jolie goélette qui monte au portant, toutes voiles dehors.

Goelette

Nous traversons le port militaire de Norfolk avec ses nombreux navires de guerre, et allons mouiller devant l'hôpital militaire.


LE DISMAL SWAMP CANAL
21 au 23 Ooctobre
En sortant de Norfolk, deux ponts ouvrants, dont un ferroviaire qui est normalement toujours ouvert. Mais pas aujourd'hui, il est en maintenance... Comme nous sommes un gros groupe de bateaux, nous laissons lâchement les Américains négocier avec les opérateurs des ponts, et nous passons au milieu du troupeau.
Plutôt que de prendre la voie principale de l'Intracoastal Waterway, par Great Bridge comme nous l'avions fait à l'aller, nous décidons d'emprunter le Dismal Swamp Canal, un ancien canal qui traverse une région très sauvage.
On y accède par une écluse, car il est 2.50m au dessus du niveau de la mer. L'éclusier ne laisse entrer que 10 bateaux à la fois dans l'écluse, alors qu'on pourrait en mettre deux fois plus, et prend le temps d'amarrer tout le monde, dans le calme et la sérénité. Rien à voir avec le rush du dimanche soir dans l'écluse d'Arzal que nous avons souvent pratiqué dans notre jeunesse...

Ecluse
Dans l'écluse d'entrée du Dismal Swamp Canal

Ensuite, on navigue à la queue-leu-leu car le canal est trop étroit pour pouvoir doubler, à une vitesse limitée par le premier bateau de la file. Heureusement, tout le monde va dans le même sens, vers le sud en cette saison. Nous croisons quand même, avec précaution, un hurluberlu qui va en sens inverse.

DSC
Le Dismal Swamp Canal...

DSC
... n'est vraiment pas large !

Le canal trverse une région très boisée, et de nombreux arbres étendent leurs branches au dessus de l'eau. Et vlan ! Nous heurtons une branche avec la tête de mât. Nous perdons la girouette (probablement restée sur la branche !), et nous cassons le feu de mouillage et le capteur électronique girouette-anémomètre. Curieusement, l'antenne VHF située à quelques centimètres n'a pas souffert.
Nous nous amarrons l'après-midi au ponton du Visitor Center, un endroit agréable qui fait aussi aire d'autoroute.

Nous y restons le lendemain pour réparer nos avaries : rien de grave, nous avons à bord tout ce qu'il faut pour réparer le feu de mouillage et le capteur anémo-girouette. Il faut juste monter en tête de mât trois fois, pas idéal pour le dos de Françoise qui est à peine remis. Mais deux galants chevaliers, un Québecois et un Américain, viendront tourner la manivelle à sa place.
Nous sommes seuls au ponton une grande partie de la journée, mais dans l'après-midi, une meute d'une vingtaine de bateaux arrive. Nous sommes à couple sur 5 niveaux, et quelques bateaux n'ont plus de place et mouillent au milieu du canal...

Visitor center
Au ponton du Visitor center dans la journée...

Visitor center
... puis le soir !


ELIZABETH CITY
23 Octobre
La plupart des bateaux repartent à l'aube le lendemain, pour profiter du premier éclusage descendant.  Comme nous ne sommes pas pressés, nous ne partons qu'à 10h. Quelques milles nous mènent au bout du canal, où nous éclusons là aussi dans le calme.

Sortie du DSC
Après l'écluse de sortie du DSC, c'est déjà plus large

Nous mouillons dans l'après-midi à Elizabeth City, et nous trouvons un endroit facile pour descendre Dino à terre.


PUNGO RIVER
24 Octobre
Nous descendons Pasquotank River où se trouve Elizabeth City, nous traversons Albermarle Sound, et nous remontons Alligator River, où nous rejoignons la route principale de l'ICW. La coque de Noulica est propre, et nous nous sommes aidés au génois par un petit vent portant, nous avons fait une bonne moyenne. Nous décidons d'embouquer dans la foulée le canal de 20 milles qui mène à Pungo River. Une bonne journée de 65 milles. Nous mouillons le soir dans Pungo River (à ne pas confondre avec Pungo Creek, où nous avons mouillé à l'aller, c'est tout différent !). Nous descendons Dino sur une minuscule plage, mais n'osons pas nous aventurer dans les terres : le coin est réputé infesté de serpents à sonnettes, avec quelques alligators en plus...


BELHAVEN
25 Octobre
C'est la troisième fois que nous passons par ici, mais la première fois que nous entrons à Belhaven, après une petite traite de 10 milles. Nous nous avançons assez profondément et allons mouiller un peu avant le pont routier. L'endroit est tranquille, nous ne sommes que deux bateaux mouillés ici. Nous avons une belle cale de mise à l'eau avec des pontons flottants tous neufs pour un accès facile à terre, parfait pour Dino.


ORIENTAL
26 Octobre
Le lendemain, nous traversons Pamlico River, mais ça ne vaut pas une croisière sur la Neuse, juste ensuite.

Quittant Belhaven
En quittant Belhaven

Après 41 milles, nous venons mouiller dans le joli port de Oriental, version américaine de  notre Lorient.  L'abri est bon par ce vent de nordet assez soutenu, et un bon dinghy dock permet de descendre facilement à terre avec Dino.


SWANSBORO
27 Octobre
Temps couvert, et même franchement pluvieux l'après-midi, vent frais. Nous arrivons à Beaufort, sur la côte sud de la Caroline du Nord. Il y a un pont ferroviaire, qui reste normalement ouvert, mais un train passe juste comme nous arrivons devant le pont. Heureusement, c'est un petit train de rien, pas comme certains qui peuvent avoir plus de 100 wagons.

Train

Comme ce temps pourri nous empêche de partir sur la mer, nous continuons sur l'ICW, et nous mouillons le soir à Swansboro.


WRIGHTSVILLE BEACH
28 Octobre
Nous traversons un grand terrain militaire (où nous avions mouillé à l'aller), nous voyons de nombreux bidasses en exercice, et nous voyons voler un étrange engin : un hybride avion-hélicoptère, propulsé ou sustenté selon le cas par deux grands rotors en bouts d'ailes. Nous pouvons l'observer dans les deux configurations. En mode avion, il vole vite, et en mode hélico il peut faire du vol stationnaire. Etonnant !

Avélico
Non, ce n'est pas un petit drône...

Avélico
... c'est un vrai engin militaire

Temps couvert, grosses pluis battantes l'après-midi, 4 ponts à faire ouvrir... Nous arrivons en fin d'après-midi à Wrightsville Beach. Eh oui ! C'est bien ici que les frères Wright on fait voler leurs premiers avions en 1903, et la ville a gardé leur nom (mais que diraient-ils en voyant voler l'engin bizarre de ce matin ?). C'est plus contruit qu'à l'époque, mais il y a un grand mouillage bien abrité, et un accès facile à terre pour Dino par un grand dinghy dock.


CALABASH CREEK
29 Octobre
Le temps s'est bien amélioré : ciel voilé, températures douces, vent modéré. Beaucoup de petits bateaux à moteurs dans cette partie du waterway. 3 hors bords de 300CV chacun, sur un petit bateau non ponté de 7m, c'est du délire !
Certains habitants du coin on des goûts bien affirmés pour décorer leur jardin.

Statue
La statue fait bien trois mètres de haut

Girafe
Et la girafe encore plus !

Nous mouillons le soir dans Calabash Creek, où nous avions déjà mouillé à l'aller. Un mouillage tranquille, avec une plage pour descendre Dino.


MINIM CREEK EAST
30 Octobre
Beau temps, vent faible. Nous nous arrêtons à Osprey Marina pour faire du gasoil. C'est un des endroits les moins cher pour le gasoil : nous payons 2.06$ par gallon (3.9l). Ca donne moins de 50 centimes d'Euro par litre ! Quasiment gratuit !

Pont
Et toujours des ponts à faire ouvrir, ça devient la routine

Nous pensions nous arrêter dans Jericho Creek, comme à l'aller, mais nous y arrivons assez tôt, et surtout, nous avons un bon courant portant pour descendre Waccamaw River sur une bonne dizaine de milles. Nous decidons de continuer, nous dévalons la rivière à toute allure (avec des vitesses fond allant jusqu'à 9.8 noeuds), et nous allons mouiller dans Minim Creek East. Juste avant d'arriver, nous voyons un alligator dans Minim Creek Canal. Un vrai ! Ca ne nous donne pas envie de descendre à terre...


CHARLESTON
31 Octobre
Encore une journée de beau temps, avec vent faible. Nous voyons une biche, ou équivalent sur la berge. Espérons pour elle qu'il n'y a pas d'alligator dans le coin !
Nous mouillons l'après-midi à Charleston, sur Ashley River, un peu avant le pont.

Charleston
Arrivée à Charleston

Nous restons ici quelques jours, pour faire des courses et relaxer. Le mouillage est confortable, mais il y a des gros courants de marée. Le moteur hors-bord est indispensable sur l'annexe. D'autant que le dinghy dock de Charleston City marina, le plus proche, est assez difficile d'accès.

Matin à Charleston
Lever du soleil sur le mouillage de Charleston
 

CUMBERLAND ISLAND
5 novembre
Au départ de Charleston, nous décidons de continuer par la mer. Le temps est couvert mais le vent portant. Plus de 10 milles à parcourir rien que pour sortir du port, mais après, c'est tout droit ! Pas comme le waterway qui est particulièrement sinueux en Georgie. Après 23 heures de traversée, aidés par un bon courant portant, nous entrons dans Ste Mary Inlet, et nous allons mouiller dans la brume à l'abri de Cumberland Island, où nous nous sommes déjà arrêtés au printemps. Il nous avait fallu 4 jours pour monter d'ici à Charleston !

Cumberland
Le grand ponton de Cumberland Island

Cumberland Island est un parc naturel, et il y a tout ce qu'il faut pour accueillir les touristes. Mais en cette saison, c'est désert !


SHELL BLUFF LANDIND
6 novembre
Nous voilà de nouveau en Floride, et nous reprenons l'Intracoastal Waterway. Très peu de trafic sur cette portion du canal, nous sommes quasiment seuls toute la journée. Nous mouillons le soir à Shell Bluff Landing, un mouillage tranquille dans une région très sauvage, avec une plage pour descendre Dino.

Dino


Shell Bluff landing
Au mouillage à Shell Bluff Landing


DAYTONA BEACH
7 novembre
Changement d'ambiance le lendemain : nous mouillons en plein centre-ville à Daytona Beach. Mais c'est plus sympa qu'on pourrait croire : la rivière est large, même si la zone assez profonde pour mouiller est bien plus étroite, l'abri est bon et nous retrouvons la cale de mise à l'eau et le petit parc pour descendre Dino.


TITUSVILLE
8 novembre
Nous continuons notre route vers le sud sur le Waterway, et nous avons retrouvé l'été, temps chaud même si parfois nuageux. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la côte est de la Floride peut être souvent encore très sauvage, sans aucune construction, avec une vie sauvage spectaculaire : gros oiseaux, pélicans omniprésents, mais aussi hérons, ibis, et autres échassiers, et dans l'eau nombreux dauphins et il reste même encore quelques lamantins.

Floride

Floride

Floride

Floride
Paysages de l'Itracoastal Waterway en Floride

Nous nous arrêtons à Titusville, où nous prenons un corps-mort de la marina municipale. Escale technique : nous louons une voiture et faisons un gros ravitaillement, en vue des Bahamas où tout est très cher. Et puis lavage, nettoyage du bateau, recherche des fuites sur l'annexe... Tout ça nous occupe 6 jours. Nous profitons de la voiture pour aller visiter un boatyard où nous pourrions laisser Noulica l'été prochain (pas enthousiasmant...). La rivière qui passe devant Titusville est très large, près de deux milles, et il y a du fetch tout autour de la zone des corps morts. Pas de problèmle quand le vent est faible, mais ça devient vite clapoteux dans la brise, et les descentes en annexe deviennent humides. A noter un grand parc réservé aux chiens où nous pouvons laisser Dino s'ébattre avec ses congénaires.


MELBOURNE
14 novembre
Vent de nord-est 4 à 5, Titusville devient vraiment inconfortable. Nous reprenons l'ICW par temps couvert et un peu frais. Nous mouillons le soir à Melbourne (non, ce n'est pas en Australie), sous le vent du pont. L'abri est bon, et nous trouvons une petite plage pour descendre Dino.

Vers Vero Beach
Dino apprécie son nouveau panier acheté à Titusville

La civilisation arrive jusqu'ici : nous voyons un gars pratiquer une étrange activité, née en France, et que nous avions vu sur la Côte d'Azur il y a quelques années. Nous ignorons le nom du système, mais ça consiste à s'envoyer en l'air propulsé par deux puissants jets d'eau fournis par un jet ski. C'est très spectaculaire, nous en avons oublié de faire des photos...
Nous sommes consternés par la nouvelle des attentats commis à Paris, et nous mettons le pavillon français de Noulica en berne.


VERO BEACH
15 novembre
Le temps est couvert et le vent frais, mais sur le Waterway, pas de problème. Nous arrivons à Vero Beach et prenons un corps-mort à la marina municipale, à couple sur un autre bateau selon la coutume locale. Ca ne pose pas de problème car l'abri est très bon. Et ce n'est pas cher du tout. Nous avons toutes les commodités, sanitaires, laverie, un grand parc pour les chiens comme à Titusville
, et même des bus gratuits pour aller en ville.

Vero Beach
Sur corps- mort à Vero Beach

Le dog park fait près de deux hectares ! Une prairie clôturée bien entretenue réservée aux chiens, avec points d'eau et sièges pour les maîtres. Incroyable à quelques centaines de mètres de la mer, dans une station balnéaire. On n'imaginerait pas ça sur la Côte d'Azur !

Dog park
Le dog park

L'escale est réputée, et donc fréquentée. Mais même si on peut se retrouver à deux, voire trois à couple sur lemême corps-mort, ça reste un endroit bien agréable. Un grand dinghy dock souvent bien encombré permet de descendre à terre.

Dinghy dock
Le dinghy dock est quasiment vide, ce qui est rare...

Marina Vero Beach
La capitainerie

La vie sauvage est très présente, avec de nombreux oiseaux et des dauphins jusqu'au milieu des bateaux.

Ibis
Un ibis, près du dog park

Peu de temps après notre arrivée, un bateau percute et casse la balise numéro 4 du chenal. Dès le lendemain, les Coast Guards viennent poser une bouée provisoire exactement à sa place, à moins d'un mètre près.

USCG
Les Coast Guards ont posé une bouée

Nous retrouvons nos amis Susan et Neil qui ont un appartement ici. Nous les avons connus à Deltaville où ils avaient un trailer. Ils l'ont vendu là-bas, et sont activement à la recherche d'un voilier. Ils nous emmènent faire des courses à plusieurs reprises avec leur voiture.

Susan et Neil
Nos amis Susan et Neil

Vero Beach est un centre de rassemblement pour les bateaux qui descendent l'ICW et se préparent à traverser pour les Bahamas. Et comme c'est très sympa, on a tendance à y rester bien plus longtemps que prévu, dans l'attente d'un créneau météo favorable pour traverser. L'escale a d'ailleurs été surnommée Velcro Beach !
Nous faisons la connaissance  de Diane et Richard, les Quebecois de Rodignard, et nous retrouvons Hélène et Louis de Slow Dance et leurs amis Pierre et Emilie de Destiny, que nous avions rencontrés sur le Dismal Swamp canal. Une bonne occasion de parler Français avec ces sympatiques Québécois.

Diane et Richard
Diane et Richard

Nous profitons de cet  endroit où l'eau est parfaitement calme pour différents travaux à bord, et notamment pour monter la nouvelle girouette.

Girouette
Installation de la girouette

Girouette
La tête de mât de Noulica est à nouveau complète

Nous sommes rejoints ici par nos amis Michele et Tim que nous avons connus aux Bahamas au printemps dernier, et que nous avons retouvé sur l'ICW en montant vers la Chesapeake Bay. Ils ont un petit chien, Gizmo, et s'apprêtent comme nous (et bien d'autres...) à passer l'hiver aux Bahamas.
Le 26 novembre, c'est Thanksgiving, une fête très importante aux USA. Nous nous retrouvons plus de 200 personnes, tous navigateurs, à festoyer ensemble. L'occasion de faire des tas de connaissances !

Thanksgiving
Nombreuses discussions à l'occasion de Thanksgiving

Thanksgiving
Ripaille avec les autres équipages...

Michele et Tim
...et notamment nos amis Michele et Tim

Musique
Et l'après-midi se termine par de la musique et des chants

L'escale se poursuit à Velcro Beach la bien nommée, dans l'attente d'un bon créneau météo. C'est l'occasion d'attaquer la couture de la toile du bimini, dont nous aurons grand besoin ces prochains mois aux Bahamas.

Bimini
Françoise à la machine à coudre

Et puis, catastrophe ! Nos quatre batteries de service rendent l'âme ! Et elles n'ont que trois mois, nous les avions changées en rentrant de France en août ! Heureusement elles sont sous garantie.
Une journée marathon pour, dans un premier temps les rendre au Walmart, et négocier leur remboursement plutôt que leur échange (ils n'en avaient plus en stock, ça a bien facilité les choses !). Puis en acheter d'autres chez West Marine, en espérant qu'elles soient de meilleure qualité...
Un grand merci à Susan et Neil, Michele et Tim, pour leur aide efficace
tout au long de cette journée. En fin d'après midi, tout est réglé : les nouvelles batteries sont en place, et le frigo a repris sa température normale.

Michele et Tim
Tim, Michele et Gizmo à bord de leur cata Wayward Sun

Le 4 décembre, nous assistons à la parade nautique de Noël, sous la pluis malheureusement. Une série de bateaux divers, tous décorés de guirlandes multicolores passe devant nous sur le chenal d'accès à la marina. C'est très joli, mais pas de photos car ça se passe de nuit.

Et le lendemain, c'est la parade de Noël à terre. Ca ressemble a un défilé de Carnaval de chez nous, sauf que tous les chars sont décorés sur le thème de Noël, avec musiques appropriées. Ca commence par le défilé des policiers, suivi du shérif et des pompiers. Puis les écoles, les clubs et associations, les commerces, les églises (happy birthday, Jesus !)... Très spectaculaire !

Parade de Noël
Un des nombreux chars de la parade de Noël


Dean et Françoise
Dean, notre sympatique voisin-bateau en grande conversation avec Françoise

A Vero Beach
A Vero Beach

Le 9 décembre, les Coast Guards viennent remplacer la balise cassée peu après notre arrivée. Un gros bateau à très faible tirant d'eau est spécialisé pour ça. Une grue vient positionner un long poteau en bois à l'endroit voulu, et il est planté dans le fond par une sorte de gros marteau. Il descend de dix bons centimètres à chaque coup, et est enfoncé de plusieurs mètres. Il ne reste plus ensuite qu'à fixer les triangles rouges sur le poteau (oui, oui, chez nous ils sont verts !).

USCG 
Un bien gros bateau pour un chenal étroit et peu profond !

USCG
Mise en place du poteau. La structure rouge est une sorte de gros marteau.

FORT PIERCE
9 décembre
Après plus de trois semaines d'escale agréable à Vero Beach, nous repartons sur le Waterway vers le sud. Une petite traite de 12 milles nous amène à Fort Pierce, où un inlet donne accès à la mer.
C'est d'ici que nous partirons pour les Bahamas.

GREAT HARBOUR CAY, BERRY ISLANDS, BAHAMAS
11 décembre
Un court créneau météo favorable, et nous traversons vers les Berry Islands aux Bahamas. La traversée est délicate, car nous devons traverser le Gulf Stream qui est assez violent dans la région, et les vents dominants sont d'est, donc contraires. Nous traversons au moteur, par petit temps. Le Gulf Stream est plus fort et plus large qu'annoncé sur les cartes, et nous ne faisons pas une grosses moyenne dans la journée. Par contre, en début de nuit, nous profitons du contre courant le long de la côte sud-ouest de Grand Bahama.
Et puis à 3h du matin, panne de moteur ! Nous constatons que le gasoil n'arrive plus. Nous "by-passons" la pompe électrique et le pré-filtre, et nous alimentons en direct le moteur par un jerrycan en charge. Et ça repart ! Il faut juste penser à alimenter le jerrycan en pompant depuis le réservoir principal avec une petite pompe à main.
Nous arrivons dans la matinée à Great Harbour Cay, au nord des Berry Island et nous prenons un ponton dans la petite marina. Le douanier est sur place, avec le sourire, et nous faisons les formalités d'entrée rapidement.

Great Harbour Cay
Dans la marina de Great Harbour Cay

La marina est parfaitement protégée, c'est même un trou à Cyclone. Nous retrouvons ici Diane et Richard, les Québécois, et sommes rejoints dans l'après-midi par Michele et Tim, qui on traversé en même temps que nous.
Le lendemain, nous trouvons un gros bouchon de cochonneries dans le circuit de gasoil, juste à l'entrée du pré-filtre. Un bon nettoyage et tout rentre dans l'ordre.

Great Harbour cay
Une marina agréable !

Nous avons un très bon wifi à la marina, et nous nous procurons sans problème une carte SIM Batelco qui nous donnera un accès Internet dans toutes les Bahamas.

Plage de GHC
Nous retrouvons les joies de la plage

Dino sur la plage de GHC
Et en particulier Dino !

WEST BAY (NEW PROVIDENCE)
15 Décembre

Les vents dominants sont de secteur Est aux Bahamas, et il n'est pas toujours facile de progresser vers le Sud-Est comme nous le faisons. Nous profitons d'un petit créneau pour aller à West Bay sur New Providence. C'est un joli mouillage bien abrité à l'extrême ouest de l'île (comme son nom l'indique), bien plus sympa que Nassau, la capitale, sur la côte nord.
Nous n'y restons qu'une nuit, pour profiter de ce vent pas trop désagréable.

West bay
Départ de West bay

HAWKSBILL CAY
16 décembre

56 milles de traversée par vent faible, et nous voilà dans les Exuma Cays, notre but pour l'hiver.

Vers les Exuma
En route vers les Exuma

Nous mouillons devant Hawksbill Cay, un superbe mouillage que nous connaissons bien. Nous sommes seuls en arrivant, un autre bateau viendra nous rejoindre un peu plus tard.

Hawksbill cay
Au mouillage à Hawksbill Cay

Plage d'Hawksbill Cay
Sur la plage d'Hawksbill Cay

Malheureusement, le vent est au Sud-Est, et une petite houle contourne l'île et rend le mouillage un peu rouleur. Nous ne pouvons pas rester ici, car ce vent de Sud-Est va fraîchir bientôt.

BIG MAJORS SPOT
17 Décembre

Le vent de Sud-Est est toujours là, et a tendance à fraîchir, comme prévu. Nous ne sommes pas abrités par les îles, et le vent lève un clapot court sur ces faibles fonds. Heureusement, nous n'allons pas loin, juste 27 milles.
Nous mouillons à Big Majors Spot, près de Staniel Cay. Le mouillage est abrité de tous les vents du Nord au Sud par l'Est, c'est parfait.
Il y a plusieurs plages sur la côte sous le vent, et sur la plage la plus au sud il y a des cochons sauvages ! Pas si sauvages, en fait, car ils sont habitués aux plaisanciers et viennent quémander de la nourriture chaque fois qu'une annexe s'approche ! Et si elle ne s'approche pas assez, ils n'hésitent pas à se mettre à l'eau et à nager vers elle...
A cette époque, il y a de nombreux petits.

Cochons

Frabçoise et les cochons

Cochons
Sur la plage aux cochons, à Big Majors Spot

C'est devenu une attraction pour les touristes, au point que certains viennent ici en hydravion juste pour voir les cochons !

Hydravion
Juste avant de déjauger...

Hydravion
...et juste après.

Plage BMS
Françoise et notre annexe

Bain Dino
Et les joies de la baignade pour Dino

Noël approche, et nous décorons le bateau. Mais nous ne sommes pas équipés de guirlandes électriques extérieures, comme beaucoup de bateaux américains

Décorations de Noël
Décorations de Noël

Et nous passons le réveillon agréablement avec Diane et Richard, les Québécois de Rodignard, qui nous ont rejoint ici.

Noël
Joyeux Noël !

Nous changeons de mouillage, pour être plus proche des plages sans cochons (et sans touristes), bien plus agréables pour Dino. Et nous sommpes rejoints ici par Michele et Tim à bord de leur cata Windward Sun.
Nous voyons à nouveau un gars s'envoyer en l'air avec le système que nous avions vu en Floride il y a quelques semaines. La technologie française s'exporte jusqu'ici !

Engin bizarre
Bizarre, bizarre !

Nous trouvons une plage tranquille, il semble que seuls les équipages ayant un chien descendent ici. L'air est à 30°C tous les jours, et l'eau à 27°C, parfait pour se baigner.

Plage

Plage

En fin d'après-midi, c'est le rassemblement général : Dino, Gizmo et leur toute jeune copine Lola. Grande sarabande sur la plage !

Dino
Retour au bateau en annexe. Dino est tout mouillé et plein de sable !

Noulica
Noulica au mouillage à Big Majors Spot




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